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Respeth3-2015

RESPETH 3 2015

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SOMMAIRE

Avant-Propos : POURQUOI HEIDEGGER ?…………………………………..2

PRÉSENTATION DU TROISIÈME NUMÉRO : Sur les traces de Martin Heidegger : ………………………………………………………………..8

DELLA (Toumgbin Barthélémy) Du Dasein heideggérien au pour-soi sartrien : la transcendance comme mode d’être de la réalité humaine .…12

YAPO (Séverin), Ego marial, phénoménologie husserlienne et humanité…………………………………………………………28

EKE (Wouanssi), Herméneutique de l’oubli heideggérien : à propos du poème de Hölderlin « Patmos »………………………….48

KOUAKOU (Antoine), Martin Heidegger, l’énigme philosophique de notre temps………………………………………………74

POURQUOI HEIDEGGER ?

Dans la langue de sa pensée, Heidegger dit que l’Être est la présence du présent ; cela apparaît comme une explicitation de cette catégorie fondamentale de la métaphysique occidentale. Qu’une Revue scientifique, en terre africaine, soit consacrée à rendre explicite l’intuition du dernier des grands penseurs de l’être, n’implique pas moins une question importante qu’il faudrait immédiatement poser, à savoir : Y a-t-il un intérêt à réfléchir, avec Heidegger, sur le sens et la vérité de l’être, pour des êtres dont l’histoire consciente demeure encore très problématique dans l’imaginaire de beaucoup de blancs ? Cette question, en se la posant, ne s’inscrit nullement dans un conflit d’identité ou de capacité historiale ; elle vise plutôt à scruter un implicite qui structure tout grand philosopher : Le rapport de la conscience aux choses. Ce rapport ne peut être esquivé, sous aucun prétexte, pour autant que l’homme, quelle que soit sa particularité individuelle ou collective, ne peut pas ne pas comprendre que le point de départ de l’histoire s’inscrit nécessairement dans ce rapport. Au fond, au-delà de tout ce qui nous préoccupe, et qui peut parfois devenir objet de divergences ou même de conflits, souvent violents, il y a une chose qui nous détermine tous : nous sommes des consciences devant les déterminités. Et la conscience ne parvient à sa vérité que dans une appartenance essentielle au Concept, comme expression d’une pensée substantielle de son rapport aux choses. De ce point de vue, ce rapport n’est pas un simple rapport, il est si complexe qu’une complaisance à son égard influence négativement la marche dans l’histoire de tout peuple. La qualité de cette marche est donc déterminée par le sérieux et la profondeur avec lesquels l’on se pense dans la présence des choses. Husserl, dont la philosophie est une réappropriation de la conscience, dans son essentialité, nous permet de bien comprendre qu’une pensée rigoureuse ne peut se dispenser de la vérité de la conscience dans son rapport aux choses, d’où la nécessité fondamentale de l’époché, pour accéder au moi transcendantal ; car une conscience encombrée de psychologisme rend impossible l’effectivité exacte de celle-ci dans son intentionnalité. C’est la réduction transcendantale pour désobstruer le rapport de la conscience aux choses. Le retour aux choses ou « droit aux choses mêmes », comme idée substantielle de la phénoménologie husserlienne, est le retour de la conscience dans sa pureté originelle, seul gage pour rendre la philosophie, c’est-à-dire le Concept, à sa propre vérité, comme science rigoureuse. Le célèbre article de Husserl, La philosophie comme science rigoureuse, paru en 1911, en donne la pleine mesure. La conscience, étant le fondement premier de toute science, y compris la philosophie en premier, exige d’être pensée en soi, comme conscience transcendantale, pour donner au Concept toute la rigueur de son sens. La rigueur de la conscience, qui s’atteste dans la réduction phénoménologique, chez Husserl, traverse toute la pensée de Heidegger, qui l’enracine dans une expérience plus originaire et plus originelle, celle avec l’Être.

Quand j’essaie de faire attention à mon environnement, je vois les choses-ci : à côté, un chien ; devant, une maison ; plus loin, un arbre. Ces choses seraient-elles spécifiques à mon environnement ? N’existeraient-elles pas ailleurs, à des milliers de kilomètres, à Katmandou au Népal par exemple ? Si, mais, on pourrait objecter que mon chien n’est pas le même que celui du Népal. Sans doute, mais si on admet que mon chien et celui du Népal sont des chiens, il va sans dire que quelque chose de plus profond les détermine, de telle manière que, malgré l’évidente différence, ils demeurent des chiens. Notre pensée, qui les identifie comme chiens, se pose sur la réalité non perceptible, qui, dans sa profonde vérité, permet de déterminer le chien comme chien. Ainsi, la pensée, dans son propre, se conçoit et se fonde sur le non-présent, en tant qu’il est l’indéterminable dans le déterminable-présent. Et c’est là toute la pertinence du penser heideggérien. La tentation constante d’être envahie par le présent empêche la pensée de se déployer rigoureusement pour donner à la conscience toute sa vérité.

Penser la pensée, dans son appartenance à l’Être, pour la préserver de l’invasion de l’étance, reste une idée éternellement « jeune », qui implique, sans aucun doute, la préservation absolue de l’identité essentielle, sans laquelle, de toute évidence, rien de substantiel ne peut être construit, pour donner à l’histoire la plénitude de son sens. La question de la pensée est une question d’humanité qui ne saurait être circonscrite à une aire géographique, dans la mesure où le rapport de l’homme à l’étant est un rapport qui structure, de manière universelle, son existence.

Mieux, penser la pensée pour mieux la rendre à l’homme, afin de lui permettre d’habiter, dans la sérénité, la terre, où l’étant devient absolu, exige une méditation sur le rapport de l’étant à l’ être. Un rapport dans lequel l’étant est dans la dépendance de l’être. L’étant se structure dans une articulation nécessaire à l’être. Cette nécessaire articulation, disloquée par la métaphysique de l’étant, est si absolue que Heidegger, dès les premières pages de Être et Temps, fait le constat suivant : « La question de l’être est aujourd’hui tombée dans l’oubli » (Heidegger, 1986, p. 25). Mais au préalable, il n’a pas manqué de dire ceci, dont la gravité permet de mesurer tout l’enjeu de sa pensée : « Avons-nous une réponse à la question de savoir ce que nous voulons dire exactement avec le mot « étant » ? Aucunement. Dans ces conditions, il faut poser en termes tout à fait neufs la question du sens de l’être. Sommes-nous donc seulement aujourd’hui encore dans l’aporie de ne pas entendre l’expression « être » ? Aucunement. Dans ces conditions, le plus urgent, c’est de réveiller une entente pour le sens de cette question » (Idem, p. 21). Il s’agit, alors, de pousser à fond le rapport de l’homme au savoir pour qu’advienne et se maintienne, sans prétention et de manière définitive, son essence pensante, si tant est que rien ne peut possibiliser son existence, s’il n’est radicalement établi dans cette essence. Car, dit Heidegger, « savoir est la sauvegarde pensante de la garde de l’être » (Heidegger, 1958, p. 420). Cette garde, dans laquelle l’homme accomplit la splendeur de son humanité, n’est spécifique à aucune race et à aucun continent, sauf si nous admettions que la pensée ne serait pas le propre de l’homme. Pour avoir commencé en Grèce que Hegel qualifie comme le point lumineux de l’histoire universelle, la pensée, dans l’appartenance à son essence, comme objectivation rigoureuse et profonde de la conscience dans son rapport aux choses, déborde la seule Grèce, et poursuit sa marche radicale, vers le lieu essentiel où l’homme est pleinement chez soi. Peu importe la manière avec laquelle elle parvient aux peuples, qu’elle soit embastillée dans un impérialiste colonial, il nous faut l’accueillir, avec grande sérénité et lui permettre de croître dans le secret de sa puissance, qui rend puissants les peuples qui savent la contempler dans la splendeur de sa vérité. Là se trouve, paradoxalement, l’authentique chemin de liberté, parce qu’est libre celui qui se déploie dans la Libre-Étendue, où sont brisées les idoles de nos excessifs particularismes et de nos primitivités, dénuées du saut qualitatif, nous empêchant ainsi de saisir la profondeur de cette idée heideggérienne : Là où croît le péril, là aussi croit ce qui sauve. Ce qui suppose qu’il faut, dès la départ, écarter, avec une violence salutaire, l’idée d’une rationalité multiple, comme si « un plus un » feraient, ailleurs, autre chose que deux. La logique n’est ni culturelle, ni géographique, c’est le propre de l’esprit ; et l’essence de l’esprit, selon Hegel, réside dans la conscience de soi, conscience parvenant à son contenu comme Concept. Ce Concept est grec ; et nous sommes, pour ainsi dire, des Grecs. Serait-il scandaleux d’affirmer pareille chose ? Ne faudrait-il pas revendiquer autre chose que la grécité, surtout que la Grèce actuelle est menacée de faillite, en raison de profondes difficultés économiques ? Aussi, pourrions-nous ironiser, de telles difficultés ne trouvent-elles pas leur fondement ultime dans un certain « oubli de l’Être » ? Y a-t-il donc, aujourd’hui, honneur à défendre une filiation grecque ? En bonne logique non, pas pour des raisons de grandeur économique, mais parce qu’un Noir ne peut pas avoir un ancêtre Blanc, alors qu’il n’est pas mulâtre. Alors que veut dire « nous sommes des Grecs ? » Heidegger nous donne l’excellente réponse : « Grec, cela ne signifie pas, dans notre façon de parler, une propriété ethnique, nationale culturelle ou anthropologique ; grec est le matin du destin sous la figure duquel l’être même s’éclaircit au sein de l’étant et en laquelle une futurition de l’homme, qui en tant qu’historial, a son cours dans les différents modes selon lesquels elle est maintenue dans l’être ou délaissée par lui, sans pourtant jamais en être coupée » (Heidegger, 1958, p. 405).

Dans une Afrique, où, cinquante ans après les indépendances, pour la plupart des pays francophones, la question des États modernes demeure encore très préoccupante, en raison d’une appropriation non encore suffisante des concepts fondamentaux comme la justice, la liberté, l’égalité sociale et politique, la rigueur au travail, concepts à partir desquels se construit tout peuple viable, une entreprise comme RESPETH, qui s’élève dans l’horizon de la pensée de l’Être, n’apparaît pas seulement juste mais nécessaire. Bien qu’elle ne soit pas au centre de la pensée heideggérienne, la pensée des valeurs et des exigences sociales et politiques ne sous-tend pas moins la question de l’être, si tant est que c’est au cœur d’un humanisme fondamental, comme pensée de l’Être, qu’émerge et acquiert consistance tout humanisme classique, comme valeurs humaines à promouvoir et à sauvegarder. Il serait, alors, prétentieux, de croire que la présente œuvre donnerait des directives à l’action de l’homme ; une telle orientation est, simplement, aux antipodes de la pensée de Martin Heidegger, pour qui la pensée est en soi une action radicale : « La pensée n’est pas d’abord promue au rang d’action du seul fait qu’un effet sort d’elle ou qu’elle est appliquée à La pensée agit en tant qu’elle pense. (…) Cet agir est probablement le plus simple en même que le plus haut, parce qu’il concerne la relation de l’homme à l’être » (Heidegger, 1966, p. 68). Pourquoi ? Parce que là où existent des distorsions sociales et des horizons historiques confus, la pensée ne s’est pas suffisamment accomplie, c’est-à-dire l’homme n’a pas, avec vigueur et rigueur, porté son essence dans la seule relation, qui lui donne tout son contenu, celle de l’être. Ne serait-il pas alors bien étonnant de montrer, avec rage, comme l’a fait Emmanuel Faye, que Heidegger est un théoricien du nazisme ? Ne serait-il pas tout à fait injuste d’enfermer le grand penseur de l’Être dans une courte séquence de sa vie (Six mois rectorat sous le régime des nazis), alors même que la commission de « Dénazification » (France-Lanord, 2013, p. 320-326) a eu lieu depuis le courant des années 1945-1949 ! L’image intime du philosophe de la Forêt Noire, qu’il convient tenir fermement, détruit radicalement le rectorat sous le nazisme. Pas plus que son génie de pensée ne peut être discrédité par son son histoire d’amour avec Hannah Arendt, pas plus les accointances avec le nazisme ne peuvent remettre en cause la profondeur de pensée du dernier des grands philosophes de notre temps. Le génie n’est pas Dieu ; et la grande intelligence n’est pas canonisation.

« Le présent est le rassemblement ordonnant et sauvegardant du présent en sa présence chaque fois séjournante » (Heidegger, 1958, p. 444). Apprendre à sauvegarder le présent pour habiter, de manière sereine l’humanité de l’homme, telle est, pour nous, l’absolue nécessité inesquivable. Apprendre à penser, avec Martin Heidegger, ce n’est pas apprendre à spéculer, c’est apprendre à être radicalement humain ; seul l’humain pense en poète, c’est-à-dire la pensée qui élève l’homme dans une harmonie intégrale, parce que pensée de l’Être. Alors, reprenant Hölderlin, Heidegger pouvait écrire : « Plein de mérites, c’est pourtant poétiquement que l’homme habite la terre ». Puissent nos présents « Pas » demeurer dans l’ouvert irradiant de l’Être, pour qu’advienne l’effectivité historique du Concept Vivant.

Jean Gobert TANOH

PRÉSENTATION DU TROISIÈME NUMÉRO : SUR LES TRACES de MARTIN HEIDEGGER

Que peut apporter, à notre contemporanéité, une relecture du heideggérianisme prenant pour thèmes l’être, la transcendance, l’anthropologie, la poésie et le rapport à l’histoire ? Voilà qui motive les textes du troisième numéro de RESPETH, intitulé « SUR LES TRACES DE MARIN HEIDEGGER » !

Toumgbin Barthélemy DELLA, Assistant à l’Université Alassane Ouattara, retrace l’itinéraire ontologique de Martin Heidegger. Dans ce re-tracer, le Docteur DELLA voit Heidegger être rejoint par Jean-Paul Sartre. En ce retour sur les pas du philosophe, la question, si chez Heidegger, elle est celle de l’être où se comprend le Dasein, Barthélemy DELLA, au travers d’un regard porté vers l’humanité, lieu d’articulation du Pour-Soi sartrien, replace cette puissante pensée de notre temps « à la croisée des chemins ». Chemin de l’ontologie où se conçoit l’existence humaine ou chemin de l’humanité ek-sistante, où se fonde tout Être ? La (re)découverte faite par l’auteur, Docteur DELLA, est bien la suivante : « La transcendance constitue le mode d’être de la réalité humaine ».

Or, dans ce cheminement où nous vous engageons à la suite de l’être, prenant ensemble au sérieux le chemin de la transcendance de la réalité humaine, thème herméneutiquement phénoménologique, c’est bien sur les traces de Heidegger que se rencontre un heideggérien comme Séverin YAPO, Maître-Assistant à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Voyant lui aussi dans la transcendance le cœur du philosopher contemporain, Docteur YAPO s’inscrit néanmoins dans une orientation autre que celle de la quête d’authenticité où le penseur de Sartre, B. DELLA, reconnait une unité de pensée entre l’ontologie fondamentale de Heidegger et l’existentialisme de Sartre. Remontant au Père de la phénoménologie contemporaine, c’est auprès d’E. Husserl que le penseur de la phénoménologie contemporaine, S. YAPO, fonde la transcendance de l’être humain. Détectant, dans l’ascendance phénoménologique du Penseur de l’être, un indice de ses pas, et soucieux d’une  creusée outillée par la question du sens de l’être, Séverin YAPO semble insidieusement faire redescendre phénoménologiquement l’ontologie heideggérienne aux confins de son rapport difficultueux avec la subjectivité transcendentale. Auprès d’E. Husserl, S. YAPO, paradigmatiquement, voudrait trouver dans la conscience de la Vierge-Marie « une fondation conceptuelle » à l’existence humaine.

Mais qui est Heidegger pour qu’en reprenant le chemin de son dialogue avec ses prédécesseurs comme Husserl, ou avec ses successeurs, dont Sartre, l’on se retrouve sur des sentiers soit d’une opposition critique soit d’une communauté pensante ? Y aurait-il une ambigüité intrinsèque à la philosophie heideggérienne, laquelle aurait motivé des rapports emprunts d’incompréhensions pouvant conduire à voir en Heidegger l’énigme de notre temps ?

En effet, si chez YAPO l’ontologie phénoménologique heideggérienne ne s’interprète que dans le sens d’une anthropologie, elle aussi, phénoménologique, pour sa part, un autre lecteur assidu du philosophe allemand, le Docteur Wouansi EKE, diplômé de l’Université de Poitiers en France, retrace l’itinéraire heideggérien depuis un tournant devenu un lieu commun du heideggérianisme : « La question de l’oubli de l’être ». Pourra-t-on retrouver, en compagnie de W. EKE, le chemin perdu des existentiaux susceptibles d’assouvir la soif d’être de toute réalité humaine qui, à l’image de S. YAPO, cherche à savoir ce que veut dire être homme ? En dette d’être, au détour d’un chemin en mémoire du pas-en- arrière (Shritt-zurück), ne se rencontrera pourtant que l’ambiguïté de la clairière d’un être dont la voix, étranglée, prise d’angoisse, apparaît celle des « silences » de son héraut, « Heidegger ». W. EKE découvre ceci : Heidegger, à la silencieuse ambigüité d’un être au fondement introuvable, substitue la densité de la forêt des baobabs de la poésie : « Trakl, Rilke et surtout Hölderlin ». L’on se retrouve sur le sable mouvant d’une ontologie dont l’élasticité n’aura d’égale que la plasticité d’une poétique de la force dont le dire n’est plus que celui des dieux que Heidegger, arbitrairement, attribue à Hölderlin. Sous la plume du philosophe de Poitiers, Heidegger « « coupe » littéralement, de ses  origines  et son histoire », la poésie hölderlinienne. Pour l’auteur, Heidegger « savait très bien ce qu’il faisait » : subordonner la question de l’oubli de l’être à celle d’une théo-logique de l’être.

En passant ainsi de l’ontologie à la théologie via la question de l’oubli qu’explicite une poétique mal reprise par le Philosophe de l’être, l’ambigüité du philosopher heideggérien est-elle levée par W. EKE ? Toutefois, au-delà du questionnement de Wouansi EKE, et si ce fait de voir, dans la théologie du verbe poétique, la solution des contradictions internes au heideggérianisme, n’offrait qu’une réponse externe à ce qui, tout actuel, se joue au sein de la problématique d’une archéologie du heideggérianisme ambitionnant d’en saisir l’intelligence pour notre époque ?

Vers la fin du cheminement en quête de la vérité du penser heideggérien, se rencontre le Professeur Antoine KOUAKOU. Sur les traces de Heidegger, il nous montre que la pensée englobante du philosophe de l’être, – dans son « dialogue constant avec les grands penseurs de son temps », où l’on pourrait reconnaître tant Sartre que Husserl, respectivement référés par B. DELLA et S. YAPO, qu’avec « ceux des différentes périodes de l’histoire de la pensée », où pourraient aussi être retrouvés les penseurs grecs matinaux vers lesquels, au-delà de Hölderlin, le texte de W. EKE nous fait signe, relativement à la thématique de l’être – semble ne pas laisser de traces visibles, tant elle « égare », ou se laisse difficilement saisir. C’est bien ce qui fonderait l’option d’une certaine pensée contemporaine calculante, affûtée à l’ordre du jour, d’engager toujours le « procès » du recteur de Fribourg. Or, peut-on embrasser toute l’histoire de la philosophie, comme le fait Heidegger, et offrir une pensée dont la « complexité » peut laisser indifférent ? Au-delà des grands auteurs discutés par Heidegger, par-delà les grands thèmes de l’être parcourus, l’existence, l’humanité, l’histoire, et si la vérité du philosopher heideggérien ramenait simplement à celle de savoir « qui est Heidegger ? » C’est ce vers quoi semble faire signe le texte d’Antoine KOUAKOU. Que l’on puisse épuiser les thèmes que le présent numéro de RESPETH aborde, voilà encore ce que l’on peut voir se dégager comme vérité, de l’analyse d’A. KOUAKOU. Et pour cause, Heidegger a « imprimé sa marque indélébile dans l’univers philosophique ». Son œuvre est si monumentale, qu’au-delà de l’être, il serait hasardeux de la restreindre à une thématique, tant et si bien que des ouvrages posthumes sont encore en édition. Tout cela donne à savoir que l’être-Heidegger est loin de s’offrir comme un étant aisément com-préhensible ! En conséquence, au-delà de la question de l’antisémitisme, abordée dans un sens qu’il veut simplement philosophique, l’auteur, attentif au devenir de l’époque, fait face à l’implacable et fondamentale question suivante : et si Heidegger nous laissait face à un mystère ? Celui d’être, à notre époque (XXè et XXIè siècles), une énigme philosophique. Peut-être, le lecteur, en fin de lecture de ce numéro, débouchera-t-il sur une fin de parution qui ne fait qu’ouvrir une réflexion sur l’être aujourd’hui.

Séverin YAPO

 

DU DASEIN HEIDEGGÉRIEN AU POUR-SOI SARTRIEN :  LA TRANSCENDANCE COMME MODE D’ÊTRE  DE LA RÉALITÉ HUMAINE

Toumgbin Barthélemy DELLA

Université Alassane OUATTARA (Côte d’Ivoire)

docteurdella@yahoo.fr

Résumé : Respectivement penseur de l’Être et penseur de l’homme, Martin Heidegger et Jean-Paul Sartre tracent deux itinéraires ontologiques apparemment divergents. Mais, en réalité, le Dasein, attentif à l’Être et le Pour-soi qui aspire à être parfait, traduisent une même manière d’être : la transcendance comme mode d’être de la réalité humaine. Ce mode d’être s’exprime comme quête d’authenticité.

Mots clés : DASEIN ; ÊTRE,  NÉANT, POUR-SOI, TRANSCENDANCE.

From Heideggerian Dasein to Sartrean for-itself: transcendence as a mode of being of human reality

Abstract: Respectively thinker of Being and thinker of human, Martin Heidegger and Jean-Paul Sartre draw two ontologies ways apparently different. But, in reality, the Dasein, attentive at Being and the Pour-soi who aims to improve himself, translate the same manners: transcendence as aspect of human reality. This aspect means the research of originality.

Keywords: DASEIN, BEING, NOTHINGNESS, POUR-SOI, TRANSCENDENCE.

Références bibliographiques

Allouche, F., (2012).  Être libre avec Sartre. Paris : Groupe Eyrolles, 143 p.

Blanquet, É., (2012). Apprendre à philosopher avec Heidegger. Paris : Éditions Ellipses Marketing, 252 p.

Haar, M., (2002). Heidegger et l’essence de l’homme. Grenoble : Édition Jérôme Millon,  254 p.

Heidegger, M., (1986). Être et temps, traduction de François Vezin, Paris : Gallimard, 387 p.

Heidegger, M., (1964). Lettre sur l’humanisme. traduction de Roger Munier, Paris : Aubier,  189 p.

Heidegger, M., (1967). Introduction à la métaphysique. traduction de Gilbert Kahn, Paris : Gallimard, 227 p.

Heidegger, M., (1968). Questions I et II. traduction de Roger Munier, Paris : Gallimard, 383 p.

Heidegger, M., (2012). « L’Europe et la philosophie allemande », in Philosophie : Études sur Heidegger. traduction de Guillaume Fagniez et Holger Nickisch, Numéro 116 du 1er décembre 2012, Paris : Les Éditions de Minuit, 95 p.

Jeanson, F., (1951). Sartre par lui-même. Paris : Seuil, 189 p.

Magnard, P., BOulnois, O., Pinchard, B., Solère, J.-L. (1990). La demeure de l’Être. traduction du Liber De Causis, Paris : Vrin, 86 p.

Munier, R., (1964). « Préface », in Lettre sur l’humanisme. Martin Heidegger, traduction de Roger Munier, Paris : Aubier, 189 p.

Platon, (1950). Le banquet, in Œuvres complètes. tome I, traduction de L. Robin avec la collaboration de M. – J. Moreau, Paris : Gallimard, 1450 p.

Parménide., (1939). « L’un et l’être », in  Idées. Introduction à la philosophie, Platon – Descartes – Hegel – Comte.. Émile Chartier Alain, Paris : Paul Hartmann, 368 p., Dans : www.uqac.uquebec.ca/zone30/classiques_des_sciences_sociales/index.html, consulté le mercredi 9 décembre 2015 à 6 heures 8 minutes.

Sartre, J.-P., (1969). Les mots, Opera Mundi: The New York Review, 213 p.

Sartre, J.-P., (1943).  L’être et le néant. Paris : Gallimard, 1943, 676 p.

Sartre, J.-P., (1996). L’existentialisme est un humanisme. Paris : Gallimard, 109 p.

 

EGO MARIAL, PHÉNOMÉNOLOGIE HUSSERLIENNE   ET HUMANITÉ

Séverin YAPO

Université Félix HOUPHOUËT-BOIGNY (Côte d’Ivoire)

yapson7@yahoo.fr

Résumé : Comment la phénoménologie husserlienne, qui s’offre dans les Méditations cartésiennes, favorise-t-elle une fondation conceptuelle de l’ego virginal marial ? Répondant à cette question, l’article part du monde naturel de la Vierge-Marie qu’il ouvre, par réduction eidétique, à l’évidence du vécu de conscience transcendentale mariale. Ouvrant l’adéquation de cette évidence à l’apodicticité de l’horizon du possible propre à la Vierge, à savoir la radicale expérience de son humanité, l’étude y voit l’essence du vécu marial.

Mots clés : HUSSERL, VIERGE-MARIE, EGO, PHÉNOMÉNOLOGIE,  HUMANITÉ.

Marian ego, Husserlian phenomenology and humanity

Abstract: How Husserl’s phenomenology, which is offered in the Cartesian Meditations, provides a conceptual foundation of virginal marian’s ego? Responding to this question, the article, from the natural world of the Virgin Mary, that opens with eidetic reduction obviously the experience of transcendental Marian consciousness. Opening the adequacy of this evidence to the apodicticity of a possible horizon particular to the Virgin, namely the radical experience of her humanity, the study sees through it the essence of Marian’s living.

Keywords: HUSSERL, VIRGIN-MARY, EGO, PHENOMENOLOGY, HUMANITY.

Références bibliographiques

Heidegger, M. (1979). Prolégomènes à l’histoire du concept de temps. tr. A. Boutot, (2006), Paris : Gallimard, 275 p.

Heidegger, M. (1994). Introduction à la recherche phénoménologique.       tr. A. Boutot, (2013), Paris : Gallimard, 363 p.

Heidegger, M. (2008). La logique comme question en quête de la pleine essence du langage. tr. F. Bernard, Paris : Gallimard, 192 p.

Husserl, E. (1953). Méditations cartésiennes. tr. E. Lévinas, Paris : Vrin, 136 p.

Noble Coran (1430). Le Noble Coran et la traduction en langue      française de ses sens. Arabie Saoudite : Complexe Roi Fahd, 1008 p.

Ricœur, P. (1954). « Étude sur les « Méditations Cartésiennes » de Husserl », dans Revue Philosophique de Louvain. Volume 52, Numéro 33, pp. 75-109.

Sainte Bible (1998). Traduite du grec et de l’hébreux, Ontario : Société biblique canadienne, 378 p.

 

HERMÉNEUTIQUE DE L’OUBLI HEIDEGGÉRIEN : À PROPOS DU POÈME DE HÖLDERLIN « PATMOS »

Wouanssi EKÉ

Docteur de l’Université de Poitiers

ekewouanssi@hotmail.fr

Résumé : L’œuvre de Heidegger a pour fil conducteur, la question de l’oubli de l’être. Cependant, celle-ci sous-tend  la question théologique de l’être, au sens plein du terme, à telle enseigne qu’on pourrait dire que celle-là est subordonnée à celle-ci. Mais sur cette dernière, la position de Heidegger reste ambiguë, tant, aussi bien de son aveu même, que de sa provenance intellectuelle et du milieu catholique dont il est issu. Les  non-dits, les blancs, les parenthèses, les  guillemets, etc. qui sont disséminés un peu partout dans cette œuvre en donnent la mesure.  Nous nommons cette ambiguïté les silences de Heidegger car, il va falloir désormais lire Heidegger contre Heidegger afin de le rendre plus lisible. Les prolégomènes que nous avions proposés (nos travaux de thèse)  avaient pour but d’ouvrir encore plus larges les chemins du dépassement de Heidegger, de la métaphysique et surtout de la libération de la parole comme fondement de l’être et de Dieu, fondement du Lieu-même où le Mot et la pensée se taisent et se subliment, comme c’est le cas en poésie, un mode et un monde sans métaphysique. Pour  Heidegger, l’acheminement vers cette parole passe par les poètes comme Trakl, Rilke et surtout Hölderlin. Mais son rapport avec celui-ci est à l’image de toute son ambiguïté : il le « coupe » littéralement de ses origines et son histoire personnelle ; son commentaire de Patmos est caractéristique de cette herméneutique de l’oubli.

 

Mots-clés : HÖLDERLIN, POÉSIE, PROPHÉTIE, MÉTAPHYSIQUE, LANGAGE, PATMOS, OMISSION.

Hermeneutics of Heideggerian forgetting: about Hölderlin’s poem “Patmos”

Abstract : M. Heidegger’s entire work is guided by a main fact: the oversight of being, but, the question of being belongs both to metaphysics and theology. Even so, Heidegger seems to deny it anyway, in spite of his own provenance and also the catholic background he comes from. There is some ambiguity in Heidegger’s demonstration for example, when he wants to show how poetry can bring back to the foundation of being, he chooses Patmos of Hölderlin and suddenly forget that Patmos had his roots in christianism, given to proclaim faith. All this is forgotten in Heidegger’s explication.

Keywords: HÖLDERLIN, POETRY, PROPHECY, METAPHYSICS, LANGUAGE, OMISSION, PATMOS.

Références bibliographiques

Ouvrages de Heidegger

Heidegger, M. (1976). Acheminement vers la parole, trad. Jean Beaufret, Paris : Gallimard, 260 p.

Heidegger, M. (1973) Approche de Hölderlin, trad. Henry Corbin, Paris : Gallimard, 260 p.

Heidegger, M. (1962).Chemins qui ne mènent nulle part, trad. W. Brokmeier, Paris : Gallimard, 461 p.

Heidegger, M. (1986). Etre et Temps. trad. François Vezin, Paris : Gallimard, 589 p.

Heidegger, M. (1967) Introduction à la métaphysique. trad. Gilbert Kahn, Paris : Gallimard, 226 p.

Heidegger, M. (2012). Phénoménologie de la vie religieuse. trad. Jean Greisch, Paris : Gallimard, 415p.

Autres ouvrages

Allemann, B. (1959).  Hölderlin et Heidegger, trad. François Fédier, Paris : PUF, 290 p.

Balmary, M. (1986). Le sacrifice interdit : Freud et la Bible. Paris : éd Grasset, 280 p.

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MARTIN HEIDEGGER, L’ÉNIGME PHILOSOPHIQUE  DE NOTRE TEMPS

Professeur Antoine KOUAKOU

Université Alassane OUATTARA (Côte d’Ivoire)

k_anthoyne@yahoo.ca

Résumé : Martin Heidegger est un penseur unique en son genre. Philosophe du vingtième siècle (1889-1976), il aura, de par son dialogue constant avec les grands penseurs de son temps, et ceux des différentes périodes de l’histoire de la pensée, imprimé sa marque indélébile dans l’univers philosophique. Qui plus est, le siècle nouveau dans lequel nous sommes voit encore l’efflorescence de sa pensée, tantôt à travers des œuvres posthumes, tantôt sur la base du débat autour de son antisémitisme. Du va et vient ininterrompu de l’affaire Heidegger à la complexité de l’édifice conceptuel de l’auteur, en passant par l’avenance inouïe de sa philosophie, nous sommes en passe d’affronter une énigme. Serait-ce bien là le signe manifeste du mystère de l’être avec lequel la pensée contemporaine ne cesse de s’expliquer. La réflexion qui se déploie dans l’analyse consistera donc à dépeindre, de part et d’autre, Heidegger comme une énigme philosophique.

Martin Heidegger, the philosophical enigma of our time

Mots-clés : ANTISÉMITISME, ÉNIGME, ÊTRE, INTER- PRÉTATION, PENSÉE CONTEMPORAINE.

Abstract: Martin Heidegger is a unique thinker of its kind. Philosopher of the twentieth century (1889-1976), he has, by his constant dialogue with the great thinkers of his time, and those of different periods of the history of thought, let his indelible mark on the philosophical universe. Moreover, the new century in which we are, always see efflorescence of his thought, sometimes through posthumous works, sometimes on the basis of the debate about his anti-Semitism. From the continuous coming and going of Heidegger dealing to the complexity of the conceptual edifice of the author, through the incredible Avenance of his philosophy, we are on the way to face an enigma. This is really a clear sign of the Being’s mystery with which contemporary thought continues to explain itself. The thinking that unfolds in the analysis will be to depict, from either side, Heidegger as a philosophical enigma.

Keywords : ANTISEMITISM, ENIGMA, BEING, INTERPRETATION, CONTEMPORARY THOUGHT.

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